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La tournée des distilleries françaises

Pourquoi ne pas orienter vos prochains jours de vacances sur la visite de distilleries de whisky en France ? En ce moment aller en Ecosse ou ailleurs n’est pas possible, c’est sans doute le moment de prendre le temps de faire les visites plus locales.
Personnellement je fait le tour avec des copains et avec une location d’un utilitaire ce qui nous a permis de ramener pas mal de bouteilles (y compris du vin). En prime on y avait mis un matelas, pour faire la sieste quand c’était nécessaire (oui c’est pas bien, on sait…).

C’est a été une façon originale de passer plusieurs jours de vacances, profitant d’être véhiculé pour partir sans contrainte à la découverte de villes inconnues, mais aussi, pour ramener quelques bouteilles qui seront dégustées (avec modération) au fil du temps.

La tournée des distilleries : le grand est et le nord de l’hexagone

Notre hexagone abrite actuellement plus d’une trentaine de distilleries de whisky et ne mettons pas en doute l’avis des spécialistes quand ils annoncent que ce chiffre devrait rapidement augmenter devant l’engouement que suscite l’activité.

Au départ de la région parisienne, l’itinéraire à suivre prend la direction de la région grand est où est concentré un grand nombre de distilleries françaises (Bertrand, Lehman, Meyer, Miclo, Castor, Hepp, etc.). Dans cette région, la distillerie familiale de Rozelieures, nichée dans le petit village (moins de 200 habitants) du même nom, fabrique un 100% single malt tourbé, signature de cette distillerie. Vieilli dans des ex-fûts de bourbon, de spiritueux français, de xérès ou de vieux cépages français et dans quatre chais différents, ce whisky utilise une eau d’une grande qualité, puisée dans les nappes vosgiennes de Vittel.

En repartant vers le nord, un arrêt à la distillerie d’Hautefeuille semble obligatoire. Cette magnifique ferme associée au travail sur l’orge qui y est réalisé par deux passionnés est une vraie découverte. C’est l’endroit où apprendre les différentes étapes de la fabrication d’un grand whisky, suivant le slogan « du champ à la bouteille » : culture de l’orge, ensilage à la ferme, maltage traditionnel, touraillage (nature ou à la tourbe), brassage (brassins réalisés par infusion de malt), puis distillation, réalisée (par petits volumes) dans un alambic Sutpfler dont la colonne, révélatrice d’un concept exclusif, est reconnue dans le Monde entier pour révéler les exceptionnels arômes du distillat. Finalement et pour que le produit soit unique, le vieillissement se fait dans des fûts de chêne de qualité et d’origines différentes (neuves, ou ayant contenu du cognac, du rhum ou des grands vins français). L’embouteillage étant la dernière manipulation du savoureux breuvage avec d’être commercialisé.

La tournée des distilleries : l’ouest de l’hexagone

Après le Nord, c’est au tour de la Bretagne et en particulier des distilleries de Nagelann, Warenghem et les Menhirs. L’arrêt le plus long est à faire à la distillerie Warenghem où fut élaboré le premier blend breton et par la même occasion, le premier whisky français, en 1987. Cette distillerie est aujourd’hui leader sur le marché de la vente de whisky en France.

En utilitaire, la route vers Bordeaux passe par la distillerie de La Piautre (Pays de Loire) où sont distillés des whisky de malt (single malt et single malt tourbé) et un whisky de seigle. C’est au début de l’année 2017 que les premiers verres de « Loire Whisky », après 40 mois en ex-fûts de Côteau de l’Aubane, sont servis (à la brasserie uniquement). La Piautre est maintenant équipée d’un alambic Sutpfler® pour distiller sur place.

La prochaine étape sera en nouvelle Aquitaine, où le « ranch distillerie » Bercloux nous raconte une histoire atypique d’un jeune homme qui aurait tenté de distiller chez lui. En 2014, il distille, dans des locaux adaptés, sa première orge maltée et dans la seconde moitié de l’année 2018, il commercialise ses deux premiers whisky, dont un en version tourbé.

La tournée des distilleries se termine à la Maison Daucourt’s (à Angoulême), qui depuis 2010, exporte son Bastille 1789. La qualité de son breuvage et l’élégance du design de ses bouteilles ont fait que la Maison Daucourt’s est maintenant reconnue comme l’une des « maisons haute-couture » dans l’élaboration d’un whisky français au cœur de la « Spirit Valley » charentaise.

Quelques jours plus tard, l’utilitaire de location est ramené en région parisienne, nettoyé des quelques traces de sable laissées par les plages de l’Atlantique.

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